Recettes

Recette de rentrée

Pour commencer cette rentrée de bon pied on vous propose une recette hyper gourmande : le Browkie ! Un savant mélange de brownie et de cookie.

La recette est très simple, pour réaliser un délicieux browkie il vous faut :

Pour la pâte à brownie :FullSizeRender

  •  140 g de chocolat noir
  •  80 g de farine
  •  80 g de beurre
  •  3 oeufs
  •  80 g de sucre

Et des noix pour plus de gourmandise

Pour la pâte à cookie :

  • 170 g de farine
  •  100 g de pépites de chocolat noir
  •  80 g de beurre
  • 100 g de sucre
  •  1 oeuf
  • 1 cuillère à café de levure chimique en poudre
 

Commencez par la pâte à brownie. Dans un bol, mettez les morceaux de chocolat noir et le beurre. Faites fondre au bain-marie. Mettez le tout dans un saladier. Ajoutez ensuite les œufs puis le sucre et la farine tamisée. Mélangez jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. N’oubliez pas d’ajouter les noix puis versez dans un moule adéquat et réservez.

Maintenant la pâte à cookies. Préchauffez le four à 180ºC. Dans un bol, faites fondre le beurre au bain-marie. Ajoutez le sucre et mélangez bien. Ajoutez ensuite la levure, la farine tamisée et les pépites de chocolat. Mélangez jusqu’à l’obtention d’une pâte compacte.

Pour finir, découpez grossièrement des morceaux de pâte à cookies que vous déposerez sur la pâte à brownie jusqu’à la recouvrir entièrement. Faire cuire pendant 25 minutes puis laissez refroidir avant de servir.

Régalez vous !

 

On remercie Cléo pour la réalisation de cette délicieuse recette.

 

Fournisseur

Des producteurs locaux

En arpentant les rayons des supermarchés on ne se rend pas toujours compte de la richesse de notre territoire, malheureusement les maraîchers et éleveurs sont les plus mal lotis. Travaillant comme des bêtes dans des conditions difficiles, ils sont mal payés et très souvent endettés. Nombre d’entre eux finissent pas jeter l’éponge… Ils font pourtant un métier indispensable à notre société, ils nous nourrissent et nous finissons pas l’oublier.

A l’épicerie on privilégie au maximum les producteurs français et locaux. Par exemple, récemment, nous avons découvert Les Graines de Louise. Ils produisent des graines (courge, tournesol) et des légumineuses (pois chiche, haricot etc) le tout en bio. Vous n’imaginez même pas notre joie de pouvoir travailler avec eux, surtout pour les graines car actuellement sur les marchés les graines de courges bio viennent de Chine ou d’Europe de l’est, pas très local tout ça…

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Nous avons aussi une productrice d’amandes  Les Amandiers de Tintin qui travaille à Mèze, soit 34kms de chez nous ! Elle est pas belle la vie !

 

Et pour finir avec un produit phare que nous n’aurions jamais cru voir provenir de Fraquinoa-danjouvive-quinoa-local-L-leF2UBnce : le quinoa ! Oui oui, nous avons un producteurs français de quinoa, il s’agit de  Quinoa d’Anjou

Grace à ces producteurs nous allons pouvoir rémunérer justement des agriculteurs, participer à l’économie local, proposer des produits de qualité et se régaler !

C’est aussi pour cela que l’on adore notre métier.

 

Actualités

Quoi de neuf chez Le Gramme ? 04/19

Avril, le printemps est là, on a envie de gambader au soleil en respirant les premières fleurs.

Pour nous avril rime avec recherche active de local. On a trouvé notre commune d’implantation, Juvignac, petite commune limitrophe à Montpellier, située au nord-ouest. Pourquoi ici me diriez-vous, pour une raison très simple, cet endroit est un point stratégique qui relie parfaitement le centre de Montpellier aux alentours. Juvignac est le terminus d’une ligne de tram, cette commune est en pleine expansion et surtout on peut y accéder facilement en voiture si l’on vient de plus loin. Pas besoin de rentrer dans Montpellier pour venir nous voir ! C’est pas chouette ?!

On recherche doncLogo_illu un local. Cette étape est assez fastidieuse et stressante mais ô combien importante. On épluche les annonces, on visite, on discute, on négocie, bref on a de quoi s’occuper. En parallèle on termine notre stock initial et on boucle notre prévisionnel avec la CCI.

On a hâte d’avoir un local car à partir de là tout va pouvoir s’enchainer assez vite, on pourra commencer les travaux, immatriculer l’épicerie, demander un prêt à la banque, passer les premières commandes, tout installer et ouvrir ! On est impatiente et on sait que vous aussi !

On attaque un gros morceau mais on voit bientôt le bout avant de commencer la merveilleuse aventure du Gramme avec vous.

 

Actualités

Qui sommes nous ?

Pour vous apprendre à nous connaitre on s’est amusées à se poser des questions sur nos parcours respectifs. Comme ça vous en saurez un peu plus sur vos épicières préférées.

On commence avec Cécile :

 Elise : Raconte-nous ton parcours.
IMG_2799-2Cécile : J’ai deux passions dans la vie : les images et la planète. Après avoir fait des études de photographie, puis de cinéma, je suis devenue projectionniste. C’est un métier que j’adore ! Mais les cinémas, notamment les multiplexes, font partie de ce monde de la surconsommation et produisent énormément de déchets.
J’ai aussi fait pas mal de bénévolat et un Service Civique auprès d’associations environnementales, pour sensibiliser et informer les citoyens sur les déchets et apporter des solutions pour les réduire. J’étais très impliqué auprès de Montpellier Zéro Déchet avant de déménager.

E : Pourquoi le zéro déchet ? Qu’est ce qui t’as séduite dans ce mouvement ? Depuis quand tu le pratique ?
C : Le zéro déchet m’a plu parce que ça touche à tout. Pendant des années j’avais cette sensibilité à l’écologie et je ne savais pas trop quoi en faire et comment agir. Le zéro déchet à une solution pour tout et dans tous les domaines. Ça tend vers le minimalisme et l’autosuffisance, ce qui est génial. Ce mouvement fait prendre conscience que tous nos gestes ont une importance, et que, oui, à notre échelle on peut changer les choses. Et avoir un impact sur nos habitudes, et notre consommation, mais aussi nos proches qui sont très vite intrigués par cette démarche. Je crois que cela fait maintenant environ 5 ans je pratique le zéro déchet, avec plus ou moins d’intensité en fonctions des villes où j’ai vécue. Le seul gros défaut de cette démarche, c’est que dépendant de l’endroit où on se trouve on n’a pas forcément accès à des démarches zéro déchet. Notamment les épiceries vrac.

 E : Qu’est ce qui a déclenché ta prise de conscience écologique ?
C : J’ai toujours été sensible à l’écologie, à la sauvegarde de la biodiversité. Je me souviens d’avoir trainé ma famille au cinéma pour voir un documentaire (Un jour sur terre) sur les animaux pour mon anniversaire. Et puis je me souviens aussi du trou dans la couche d’ozone, de la montée des eaux, et de toutes ces histoires qui font peur aux infos le soir. Même si on parlait de réchauffement climatique dans les années 80, c’est notre génération aujourd’hui qui doit rattraper le retard et tout faire pour éviter  les pots cassés. Il faut faire sa part, tout simplement. Même avec cette sensibilité qui a toujours été là, j’ai vraiment pris conscience des dégâts et de leurs conséquences quand j’étais à l’université. Lorsque j’ai découvert le zéro déchet, et que j’ai assisté au 1er Festival Zero Waste. Que chacun de mes gestes avait une importance et que, à mon échelle, j’étais capable de changer les choses. Que je pouvais faire ma part.

E : Pourquoi rejoindre l’aventure du Gramme ? Qu’est-ce que ça peut t’apporter de plus qu’un travail dans ta branche ?
C : Parce que c’est une aventure formidable ! Ça me permet surtout de pouvoir faire quelque chose d’utile et de pouvoir changer les choses à mon échelle, tout en ayant un travail. En étant projectionniste, certes je défends le cinéma et ce métier qui est sur le déclin, mais mon engagement écologique n’est pas mis en valeur à l’heure actuelle.
C’est aussi un nouveau challenge de sortir de sa zone de confort et d’apprendre de nouvelles compétences et un nouveau métier. Ce qui est à la fois terrifiant, et très excitant !

Et maintenant au tours d’Elise :

Cécile : Racontes nous un peu ton parcours. Comment _MG_3422tu en es arrivé là ?

Elise : J’ai fait des études pour être photographe, je l’ai été pendant 3 ans puis j’en ai eu marre. Ce métier est passionnant mais il peut être très précaire comme beaucoup de métiers artistiques. Après ça, j’ai dû déménager et trouver un autre travail c’est là que je me suis tournée vers les magasins bio. J’ai travaillé pour diverses enseignes pendant 3 ans et c’est à ce moment que j’ai compris que j’adorais ce métier mais que j’avais besoin d’aller plus loin, en terme d’engagement écologique mais surtout j’avais besoin d’indépendance et voilà comment Le Gramme naît.

C : D’où vient cette sensibilité à l’écologie que tu as ?

E : Mes parents ont toujours été sensibles à l’écologie. Ils consomment très peu, sont dans une AMAP, sensibles à leur impact et respectueux de l’environnement donc naturellement étant adulte j’ai reproduit ce que mes parents m’ont appris, ça me semble être du bon sens.

C : Comment conçois–tu le zéro déchet ?

E : Pour moi le zéro déchet c’est une manière de reprendre le contrôle de sa consommation. D’agir pour quelque chose de concret. Depuis que je suis gamine j’entends parler du trou de la couche d’ozone, de la pollution des rivières, du plastique sans jamais pouvoir agir, juste subir. Avec le zéro déchet je sais que enfin je peux décider de consommer de manière responsable et respectueuse tout en soutenant des producteurs locaux. C’est plaisant et gratifiant.

C : Pourquoi cette volonté d’ouvrir une épicerie vrac ?

E : D’abord pour que mon métier corresponde à mes valeurs. Là j’ai véritablement besoin de faire un métier qui a du sens, autant pour moi que pour les autres. Ouvrir une épicerie c’est ouvrir un lieu convivial, lieu d’échange et renouer un lien entre les consommateurs et les producteurs. Les clients de l’épicerie sauront d’où viennent les produits qu’ils achètent, comment ils sont fait et surtout qui les fabrique. Le vrac est pour moi une évidence car l’abondance de plastique va finir par nous étouffer si l’on agit pas rapidement.

C : D’où viens le nom du Gramme ?

E : Je voulais un nom sans le terme bocal, car le vrac est souvent associé aux bocaux et énormément d’épiceries vrac on un nom avec bocal. Évoquer le poids me plaisait plus car faire ses courses en vrac c’est avant tout peser autant les contenants que les produits. Au début j’étais parti sur Kilogramme mais ça ne me plaisait pas (j’ai bien fait de changer une épicerie parisienne s’appelle comme ça) en réfléchissant le Gramme s’est imposé tout seul. Je trouve ce nom original et bien représentatif du vrac.

Fournisseur

Happy Hours en Provence

Happy Hours est une petite entreprise de torréfaction basée à Roquevaire dans les Bouches-du-Rhône. L’équipe fabrique des mélanges de fruits secs, fruits à coque, des bonbons, dragées et autres gourmandises. logo_main_optim

Les produits sont bio. L’entreprise privilégie les filières courtes, équitables et responsables et surtout la vente est exclusivement en vrac. La fabrication se fait à la commande ce qui garantie une fraicheur optimum et les produits sont grillés à sec, sans ajout de matières grasse et d’additif.

Franchement pour avoir déguster ces mignardises quelques fois on sent une réelle différence de gout, les produits de Happy Hours sont savoureux, très peu salés ou sucrés, on sent parfaitement le gout de tous les ingrédients et c’est terriblement addictif !

On a été conquise par la démarche de cette entreprise et on a hâte de vous faire découvrir leurs produits d’excellente qualité. Car c’est aussi ça qui nous tient à cœur, vous rendre accessible de bons produits, bio si possible et surtout locaux. On soutient les petits producteurs parce qu’on préfère que ce soit eux qui nous nourrissent et  ils le font si bien.

Alors vous salivez déjà, non ?

 

Vrac

Réseau vrac

Le vrac est une tendance assez récente, même si nos arrières-grands-parents ou nos grands-parents ont connu ça, le vrac a très vite était remplacé par les emballages, soit disant plus pratiques, au détriment de notre environnement et notre santé, car on ignore plus la présente de nombreuses nano-particules de plastiques et la migration de ce matériau dans nos aliments.

Aujourd’hui, clairement pour des avantages écologique et économique, le vrac revient en force partout en France. De plus en plus d’épiceries indépendantes ouvrent (il y a même une chaine d’épiceries vrac), les supermarchés proposent des rayons vrac et certaines enseignes acceptent même les contenants venant des clients. Le vrac devient tendance et c’est tant mieux, car c’est une réelle réponse à une invasion de plastique.

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Il y a trois ans, Réseau Vrac a été créée pour promouvoir la vente en vrac et accélérer son développement en France et à travers le monde. Cette association aide énormément tous les acteurs du vrac en proposant de nombreuses ressources, un réseau de plus en plus fourni, des formations et pour la deuxième année elle organise le salon du vrac qui permet la rencontre entre épiceries et fournisseurs.

C’est grâce à des associations comme Réseau Vrac que le vrac prend de plus en plus d’ampleur et puis le regroupement est une grande force pour tous les acteurs du vrac. On est très contentes de son existence et on remercie chaleureusement toute l’équipe qui fait un énorme travail.

Le site de Réseau Vrac

Fournisseur

Savonnerie La Brique

Aujourd’hui on vous présente une savonnerie avec qui on va travailler mais attention ce n’est pas n’importe laquelle ! Voici la Savonnerie La Brique !

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L’une de nous a travaillé plusieurs années dans différents magasins bio, grâce à ça elle a pu constater que les savonneries artisanales (comme les brasseries d’ailleurs) sont très souvent choisies comme reconversion professionnelle. Il y a donc énormément de nouvelles savonneries artisanales qui ouvrent chaque année, par des femmes notamment (les hommes préfèrent les brasseries). Parmi cette affluence d’offres il est parfois difficile de choisir avec laquelle travailler, surtout si, comme nous, on privilégie le local.

Il y a quelques mois, Emily (la savonnière donc) nous a envoyé des échantillons en nous présentant sa démarche. On a testé et fait testé par tout type de peaux et nous avouons, nous sommes conquises ! Les savons de La Brique sont bio, saponifiés à froid avec (presque) le label Nature et Progrès. Ils sont fabriqués à la main dans le Gard. En plus des savons, Emily fait aussi des mélanges d’huiles végétales comme soin de la peau et on espère pouvoir mettre en place un système de consigne pour éviter de jeter les bouteilles en verre.

Emily a de solide connaissances en biochimie, elle partage avec plaisir ce qu’elle sait et apprend avec passion ce qu’elle ne sait pas (encore). On a hâte d’aller lui faire coucou dans son atelier pour en découvrir toujours plus sur l’univers des savons. On partagera bien évidemment nos découvertes avec vous !

La savonnerie est encore jeune (comme la savonnière) la gamme de produits s’améliore et s’étoffe au fil du temps et nous sommes absolument ravies de contribuer à l’évolution de cette entreprise locale.

Le site de la savonnerie

 

 

 

Livres

Notre bibliographie non-exhaustive

Parfois pour sauter le pas il suffit d’un livre, un seul pour tout bousculer ! Comme on aime beaucoup lire on vous partage notre bibliographie non-exhaustive de ces livres qui nous ont permis de changer, avancer, réfléchir, râler, débattre et rêver !

La littérature environnementale est vaste, il nous reste encore beaucoup de livres à découvrir et rien ne nous ferait plus plaisir que de lire ceux qui vous ont chamboulé ! N’hésitez surtout pas à nous partager vos coups de cœur !

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Autour du zéro déchet et des déchets en général :

Le scénario Zéro Waste de Zéro Waste France

Zéro Déchet de Béa Johnson

Famille (presque) zéro déchet de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret

Trashed De Derf Backderf

Homo Detritus de Baptiste Monsaingeon

Environnement/Société :

L’âge des low tech de Philippe Bihouix

– Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens

Effondrement de Jared Diamond

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer

Se libérer du superflu De Niko Paech

Toxique planète d’André Cicolella

Petit manuel de résistance contemporaine de Cyril DionIMG_3077

Mode de vie :

No Impact Man de Colin Beavan

Le guide éco frugal de Philippe Lévèque

La magie du rangement de Marie Kondo

L’art de la simplicité de Dominique Loreau

Un jardin dans les Appalaches de Barbara Kingsolver

Zéro plastique, zéro toxique d’Aline Gubri

Vivre (comme) à la campagne de Dick et James Strawbridge

Magazines :

Kaizen

Socialter

UP magazine

 

 

Mode de vie

Le Défi « Rien de Neuf »

Le défi « Rien de Neuf » a été mis en place en 2018 par l’association Zéro Waste France. Le but est simple, il faut, dans la mesure du possible, ne rien acheter de neuf pendant un an. Le défi ne concerne pas les achats « du quotidien » comme l’alimentation ou la santé mais il porte plutôt sur les achats impulsifs ou matériels comme l’électroménager, les vêtements, le mobilier, les livres etc.

Avant chaque achat la question à se poser « est-ce-que j’en ai vraiment besoin ? », si la réponse est non un achat inutile a été évité par contre si la réponse est oui alors il faut chercher une alternative au neuf et c’est là que le défi devient intéressant.

Le domaine le plus facile pour commencer le défi est l’habillement. Il existe de nombreuses friperies et boutiques solidaires partout en France où l’on trouve de tout à des prix imbattables. Il suffit d’être patient, vigilant sur l’état du vêtement et vous pouvez refaire votre garde robe et celle de vos enfants en un tour de main. A l’épicerie on ne s’habille qu’avec des vêtements des friperies et on arrive à trouver de très belles pièces. Si vous n’avez pas de friperies près de chez vous il reste des sites comme Vinted qui propose uniquement des vêtements d’occasion mais attention il y a de tout à des prix parfois très chers.

Ensuite on peut se tourner vers les boutiques d’occasion, bouquinistes et vide grenier/brocante pour les achats de livres, jeux, DVD et autres.

Pour l’électronique et l’électroménager on privilégie la réparation mais si l’achat reste inévitable on peut trouver notre bonheur sur des sites de reconditionnement comme BackMarket, sinon LeBonCoin ou les vide grenier, boutiques de seconde main, ressourceries.

Le troc est aussi un bon moyen de dénicher des petites perles, les vide dressing entre amis sont des moments conviviaux pour échanger ses vêtements, la mutualisation des outils entre voisins, le prêt d’appareils que l’on utilise peu et le site MyTroc pour troquer des objets.

Il existe de nombreuses alternatives pour éviter d’acheter neuf alors que des objets d’occasion sont disponibles. Le défi « Rien de Neuf » est une autre manière de consommer, plus responsable, plus joyeuse, plus raisonnée. Il est temps de cesser le gaspillage à tous les domaines mais surtout des ressources.

Le site du Défi

Le site de Zéro Waste France

Actualités

Comment ça marche une épicerie vrac ?

On nous demande souvent comment ça marche une épicerie de vrac, on nous dit parfois que le vrac c’est sale, pas pratique, difficile. Alors on va vous faire découvrir les coulisses d’une épicerie pour qu’elle n’ait plus de secret pour vous !

Tout d’abord le conditionnement. Dans une épicerie de vrac, il y a des bacs à pelles (sorte de grosses boîtes où l’on met certaines denrées alimentaire) et des silos à gravité (grands tubes rectangulaires avec une poignée qui permettent de faire « couler » les aliments secs comme le riz ou les amandes). Les bacs et les silos peuvent être de tailles différentes et la matière dont ils sont fabriqués est très importante car plus ils sont lourds et moins ils sont maniables.

Pour remplir ces bacs et silos nos fournisseurs nous livrent les denrées alimentaires dans des cartons, des sacs ou des pots de différents poids allant de 3kg (bonbons) jusqu’à 25kg (flocons d’avoine). Sachant que 25kg est le maximum en terme de charge que peut porter un homme sur son lieu de travail. Autant vous dire que 25kg de flocons d’avoine, de riz ou d’amandes c’est lourd, très lourd !

Sur chaque sac contenant les denrées il y a une étiquette avec plusieurs informations obligatoires comme le nom du fournisseur, la date de péremption et le numéro de lot. Ces étiquettes doivent être conservées précieusement avec la date de remplissage d’un nouveau bac. Toutes ces données sont très importantes pour la traçabilité des produits. Si l’intégralité du sac ouvert ne rentre pas dans un bac on peut le refermer soigneusement et remplir dès que possible. Sachant que chaque bac doit contenir un seul lot à la fois, on ne mélange pas deux lots différents de denrées alimentaires pour simplifier la traçabilité des produits et éviter les contaminations potentielles. 25kg ça peut paraitre énorme mais si c’est un produit qui a du succès, comme les amandes, les 25kg peuvent être vendus en 2 jours. Une fois qu’un lot entier a été vendu et que nos fournisseurs nous livrent de nouveaux lots on doit obligatoirement nettoyer le bac ou silo avant de le remplir avec le nouveau lot. C’est maintenant que l’on va parler d’hygiène.

Le vrac demande énormément de rigueur et d’entretien car les produits n’ont pas d’emballages protecteurs. Si quelques amandes tombent par terre pendant le remplissage d’un silo on les jette. On doit nettoyer le plus souvent et le plus efficacement possible le magasin, les outils servant à attraper les aliments (pelles, pinces etc), l’extérieur et intérieur des bacs et silos, les becs verseurs, la réserve, bref tout ce qui est en contact avec les produits. D’ailleurs une excellente manière de voir si le magasin où vous faites vos courses en vrac est sérieux c’est vraiment la propreté générale du lieu, si tout est impeccable c’est signe d’une certaine rigueur, si au contraire vous constatez que souvent les pelles sont sales, les bacs pas très propres il ne faut pas hésiter à poser des questions au gérant et lui en parler.

Les bacs et silos sont nettoyés à chaque fois que l’on change de lot et systématiquement après une contamination quelconque (mites, charançons etc). Le nettoyage demande beaucoup de temps et d’énergie mais c’est indispensable.

Le travail dans une épicerie de vrac est très fatiguant, car outre l’accueil les clients et la caisse qui sont des taches gourmandes en énergie, toute la gestion du lieu et des aliments est aussi très énergivore. Comme client on ne rend parfois pas compte de tout le travail avant la mise en rayon. Pour ce métier il faut être extrêmement motivé et rigoureux. Après c’est que du bonheur, quand on fait découvrir de délicieux produits à nos clients, quand on fait de belles rencontres, quand on partage des trucs et astuces, quand on soutient des producteurs locaux etc.

Voilà pour ce petit aperçu, on espère que cet article vous plaira et vous permettra d’en savoir un peu plus sur le fonctionnement d’une épicerie vrac.