Actualités

Quoi de neuf chez Le Gramme ? 04/19

Avril, le printemps est là, on a envie de gambader au soleil en respirant les premières fleurs.

Pour nous avril rime avec recherche active de local. On a trouvé notre commune d’implantation, Juvignac, petite commune limitrophe à Montpellier, située au nord-ouest. Pourquoi ici me diriez-vous, pour une raison très simple, cet endroit est un point stratégique qui relie parfaitement le centre de Montpellier aux alentours. Juvignac est le terminus d’une ligne de tram, cette commune est en pleine expansion et surtout on peut y accéder facilement en voiture si l’on vient de plus loin. Pas besoin de rentrer dans Montpellier pour venir nous voir ! C’est pas chouette ?!

On recherche doncLogo_illu un local. Cette étape est assez fastidieuse et stressante mais ô combien importante. On épluche les annonces, on visite, on discute, on négocie, bref on a de quoi s’occuper. En parallèle on termine notre stock initial et on boucle notre prévisionnel avec la CCI.

On a hâte d’avoir un local car à partir de là tout va pouvoir s’enchainer assez vite, on pourra commencer les travaux, immatriculer l’épicerie, demander un prêt à la banque, passer les premières commandes, tout installer et ouvrir ! On est impatiente et on sait que vous aussi !

On attaque un gros morceau mais on voit bientôt le bout avant de commencer la merveilleuse aventure du Gramme avec vous.

 

Actualités

Qui sommes nous ?

Pour vous apprendre à nous connaitre on s’est amusées à se poser des questions sur nos parcours respectifs. Comme ça vous en saurez un peu plus sur vos épicières préférées.

On commence avec Cécile :

 Elise : Raconte-nous ton parcours.
Cécile : J’ai deux passions dans la vie : les images et la planète. Après avoir fait des études _MG_5213de photographie, puis de cinéma, je suis devenue projectionniste. C’est un métier que j’adore ! Mais les cinémas, notamment les multiplexes, font partie de ce monde de la surconsommation et produisent énormément de déchets.
J’ai aussi fait pas mal de bénévolat et un Service Civique auprès d’associations environnementales, pour sensibiliser et informer les citoyens sur les déchets et apporter des solutions pour les réduire. J’étais très impliqué auprès de Montpellier Zéro Déchet avant de déménager.

E : Pourquoi le zéro déchet ? Qu’est ce qui t’as séduite dans ce mouvement ? Depuis quand tu le pratique ?
C : Le zéro déchet m’a plu parce que ça touche à tout. Pendant des années j’avais cette sensibilité à l’écologie et je ne savais pas trop quoi en faire et comment agir. Le zéro déchet à une solution pour tout et dans tous les domaines. Ça tend vers le minimalisme et l’autosuffisance, ce qui est génial. Ce mouvement fait prendre conscience que tous nos gestes ont une importance, et que, oui, à notre échelle on peut changer les choses. Et avoir un impact sur nos habitudes, et notre consommation, mais aussi nos proches qui sont très vite intrigués par cette démarche. Je crois que cela fait maintenant environ 5 ans je pratique le zéro déchet, avec plus ou moins d’intensité en fonctions des villes où j’ai vécue. Le seul gros défaut de cette démarche, c’est que dépendant de l’endroit où on se trouve on n’a pas forcément accès à des démarches zéro déchet. Notamment les épiceries vrac.

 E : Qu’est ce qui a déclenché ta prise de conscience écologique ?
C : J’ai toujours été sensible à l’écologie, à la sauvegarde de la biodiversité. Je me souviens d’avoir trainé ma famille au cinéma pour voir un documentaire (Un jour sur terre) sur les animaux pour mon anniversaire. Et puis je me souviens aussi du trou dans la couche d’ozone, de la montée des eaux, et de toutes ces histoires qui font peur aux infos le soir. Même si on parlait de réchauffement climatique dans les années 80, c’est notre génération aujourd’hui qui doit rattraper le retard et tout faire pour éviter  les pots cassés. Il faut faire sa part, tout simplement. Même avec cette sensibilité qui a toujours été là, j’ai vraiment pris conscience des dégâts et de leurs conséquences quand j’étais à l’université. Lorsque j’ai découvert le zéro déchet, et que j’ai assisté au 1er Festival Zero Waste. Que chacun de mes gestes avait une importance et que, à mon échelle, j’étais capable de changer les choses. Que je pouvais faire ma part.

E : Pourquoi rejoindre l’aventure du Gramme ? Qu’est-ce que ça peut t’apporter de plus qu’un travail dans ta branche ?
C : Parce que c’est une aventure formidable ! Ça me permet surtout de pouvoir faire quelque chose d’utile et de pouvoir changer les choses à mon échelle, tout en ayant un travail. En étant projectionniste, certes je défends le cinéma et ce métier qui est sur le déclin, mais mon engagement écologique n’est pas mis en valeur à l’heure actuelle.
C’est aussi un nouveau challenge de sortir de sa zone de confort et d’apprendre de nouvelles compétences et un nouveau métier. Ce qui est à la fois terrifiant, et très excitant !

Et maintenant au tours d’Elise :

Cécile : Racontes nous un peu ton parcours. Comment _MG_3422tu en es arrivé là ?

Elise : J’ai fait des études pour être photographe, je l’ai été pendant 3 ans puis j’en ai eu marre. Ce métier est passionnant mais il peut être très précaire comme beaucoup de métiers artistiques. Après ça, j’ai dû déménager et trouver un autre travail c’est là que je me suis tournée vers les magasins bio. J’ai travaillé pour diverses enseignes pendant 3 ans et c’est à ce moment que j’ai compris que j’adorais ce métier mais que j’avais besoin d’aller plus loin, en terme d’engagement écologique mais surtout j’avais besoin d’indépendance et voilà comment Le Gramme naît.

C : D’où vient cette sensibilité à l’écologie que tu as ?

E : Mes parents ont toujours été sensibles à l’écologie. Ils consomment très peu, sont dans une AMAP, sensibles à leur impact et respectueux de l’environnement donc naturellement étant adulte j’ai reproduit ce que mes parents m’ont appris, ça me semble être du bon sens.

C : Comment conçois–tu le zéro déchet ?

E : Pour moi le zéro déchet c’est une manière de reprendre le contrôle de sa consommation. D’agir pour quelque chose de concret. Depuis que je suis gamine j’entends parler du trou de la couche d’ozone, de la pollution des rivières, du plastique sans jamais pouvoir agir, juste subir. Avec le zéro déchet je sais que enfin je peux décider de consommer de manière responsable et respectueuse tout en soutenant des producteurs locaux. C’est plaisant et gratifiant.

C : Pourquoi cette volonté d’ouvrir une épicerie vrac ?

E : D’abord pour que mon métier corresponde à mes valeurs. Là j’ai véritablement besoin de faire un métier qui a du sens, autant pour moi que pour les autres. Ouvrir une épicerie c’est ouvrir un lieu convivial, lieu d’échange et renouer un lien entre les consommateurs et les producteurs. Les clients de l’épicerie sauront d’où viennent les produits qu’ils achètent, comment ils sont fait et surtout qui les fabrique. Le vrac est pour moi une évidence car l’abondance de plastique va finir par nous étouffer si l’on agit pas rapidement.

C : D’où viens le nom du Gramme ?

E : Je voulais un nom sans le terme bocal, car le vrac est souvent associé aux bocaux et énormément d’épiceries vrac on un nom avec bocal. Évoquer le poids me plaisait plus car faire ses courses en vrac c’est avant tout peser autant les contenants que les produits. Au début j’étais parti sur Kilogramme mais ça ne me plaisait pas (j’ai bien fait de changer une épicerie parisienne s’appelle comme ça) en réfléchissant le Gramme s’est imposé tout seul. Je trouve ce nom original et bien représentatif du vrac.

Actualités

Comment ça marche une épicerie vrac ?

On nous demande souvent comment ça marche une épicerie de vrac, on nous dit parfois que le vrac c’est sale, pas pratique, difficile. Alors on va vous faire découvrir les coulisses d’une épicerie pour qu’elle n’ait plus de secret pour vous !

Tout d’abord le conditionnement. Dans une épicerie de vrac, il y a des bacs à pelles (sorte de grosses boîtes où l’on met certaines denrées alimentaire) et des silos à gravité (grands tubes rectangulaires avec une poignée qui permettent de faire « couler » les aliments secs comme le riz ou les amandes). Les bacs et les silos peuvent être de tailles différentes et la matière dont ils sont fabriqués est très importante car plus ils sont lourds et moins ils sont maniables.

Pour remplir ces bacs et silos nos fournisseurs nous livrent les denrées alimentaires dans des cartons, des sacs ou des pots de différents poids allant de 3kg (bonbons) jusqu’à 25kg (flocons d’avoine). Sachant que 25kg est le maximum en terme de charge que peut porter un homme sur son lieu de travail. Autant vous dire que 25kg de flocons d’avoine, de riz ou d’amandes c’est lourd, très lourd !

Sur chaque sac contenant les denrées il y a une étiquette avec plusieurs informations obligatoires comme le nom du fournisseur, la date de péremption et le numéro de lot. Ces étiquettes doivent être conservées précieusement avec la date de remplissage d’un nouveau bac. Toutes ces données sont très importantes pour la traçabilité des produits. Si l’intégralité du sac ouvert ne rentre pas dans un bac on peut le refermer soigneusement et remplir dès que possible. Sachant que chaque bac doit contenir un seul lot à la fois, on ne mélange pas deux lots différents de denrées alimentaires pour simplifier la traçabilité des produits et éviter les contaminations potentielles. 25kg ça peut paraitre énorme mais si c’est un produit qui a du succès, comme les amandes, les 25kg peuvent être vendus en 2 jours. Une fois qu’un lot entier a été vendu et que nos fournisseurs nous livrent de nouveaux lots on doit obligatoirement nettoyer le bac ou silo avant de le remplir avec le nouveau lot. C’est maintenant que l’on va parler d’hygiène.

Le vrac demande énormément de rigueur et d’entretien car les produits n’ont pas d’emballages protecteurs. Si quelques amandes tombent par terre pendant le remplissage d’un silo on les jette. On doit nettoyer le plus souvent et le plus efficacement possible le magasin, les outils servant à attraper les aliments (pelles, pinces etc), l’extérieur et intérieur des bacs et silos, les becs verseurs, la réserve, bref tout ce qui est en contact avec les produits. D’ailleurs une excellente manière de voir si le magasin où vous faites vos courses en vrac est sérieux c’est vraiment la propreté générale du lieu, si tout est impeccable c’est signe d’une certaine rigueur, si au contraire vous constatez que souvent les pelles sont sales, les bacs pas très propres il ne faut pas hésiter à poser des questions au gérant et lui en parler.

Les bacs et silos sont nettoyés à chaque fois que l’on change de lot et systématiquement après une contamination quelconque (mites, charançons etc). Le nettoyage demande beaucoup de temps et d’énergie mais c’est indispensable.

Le travail dans une épicerie de vrac est très fatiguant, car outre l’accueil les clients et la caisse qui sont des taches gourmandes en énergie, toute la gestion du lieu et des aliments est aussi très énergivore. Comme client on ne rend parfois pas compte de tout le travail avant la mise en rayon. Pour ce métier il faut être extrêmement motivé et rigoureux. Après c’est que du bonheur, quand on fait découvrir de délicieux produits à nos clients, quand on fait de belles rencontres, quand on partage des trucs et astuces, quand on soutient des producteurs locaux etc.

Voilà pour ce petit aperçu, on espère que cet article vous plaira et vous permettra d’en savoir un peu plus sur le fonctionnement d’une épicerie vrac.

 

Actualités

Quoi de neuf chez Le Gramme ? 01/19

– Janvier 2019 –

L’année 2019 commence bien pour l’épicerie. Pour réaliser l’étape finale du projet (en terme de paperasse), nous avons décidé de nous faire aider par la CCI (Chambre de Commerce de d’Industrie). Après ça il nous reste plus qu’à déménager, trouver un local, des financements et un prêt. On y est presque !

Nous sommes en train de réaliser le Business Plan, c’est un énorme dossier qui va nous permettre d’établir l’évolution de l’entreprise au départ et dans ses trois premières années. C’est à la fois un outil de pilotage et de communication qui doit convaincre nos partenaires (associé, franchiseur, financeur) de la viabilité du projet de création et du bien-fondé de nous accompagner.

C’est assez long et fastidieux à faire et c’est pourquoi la CCI entre en jeu. Si vous ne connaissez pas les CCI il nous semble important d’en parler car ce sont de précieux alliés dans le monde de l’entreprenariat.

La Chambre de Commerce et d’Industrie est un organisme chargé de représenter les intérêts des entreprises commerciales, industrielles et de service mais aussi également dans l’industrie. Le réseau est national mais dans chaque région/département il y a une ou plusieurs CCI qui accompagne les entrepreneurs ou futurs entrepreneurs dans toutes leurs démarches. Ce sont un peu les mamans des entreprises car elles sont toujours là en cas de besoin, pour une question, un doute, un problème et les accompagnements qu’elles proposent sont des aides précieuses car le monde de l’entreprenariat peut être solitaire et difficile. Malheureusement depuis quelques temps elles sont de plus en plus en difficulté avec des baisses de moyens, des réductions d’effectifs  et à terme leur disparition. Ce serait une énorme erreur que de faire disparaitre les CCI, ça signerait la perte de nombreuses petites entreprises, le ralentissement certain de l’entreprenariat en France et surtout ça isolerait encore un peu plus les petits entrepreneurs qui souhaitent lancer leur activité.

Voilà, ce petit article ne va surement rien changer mais s’il peut mettre en lumière l’énorme travail d’aide qu’apporte les CCI de France c’est déjà bien. N’oubliez pas que dernière chaque commerçant il y a une maman CCI qui veille sur lui.

Le site de la CCI

 

 

Actualités

Résultats de l’étude de marché

L’étude de marché est restée en ligne 2 mois. Il y a eu un peu plus de 200 réponses, dont une centaine en une semaine ! C’est beaucoup plus que ce que l’on espérait et surtout les résultats ont confirmé nos suppositions. L’épicerie va s’implanter à l’ouest de Montpellier, reste à trouver l’endroit idéal.

Vos réponses ont été assez similaires sur la zone d’implantation, 30% des personnes souhaitent voir l’épicerie dans une zone commerciale, 32% dans l’hyper centre de la ville et 38% dans une zone péri-urbaine. Le centre ville n’est vraiment pas pour nous car il existe déjà plusieurs épiceries au cœur de Montpellier et nous souhaitons avant tout rendre le vrac accessible pour les personnes habitant à l’extérieur de la ville.

Concernant les produits ce qui est le plus important pour vous c’est la marque, puis la provenance et pour finir le prix. Ce qui tombe bien car nous n’allons travailler qu’avec des marques au maximum locales sinon françaises, éthiques et bio. Ensuite vous êtes 95% à souhaiter de l’épicerie salée (riz, pâtes, lentilles …), 90% des fruits/légumes, 80% du thé/café et 70% des produits d’entretien. Grâce à ces résultats nous savons plus précisément quelles sont vos attentes et nous pourrons vite les satisfaire.

Pour la fréquentation de l’épicerie vous êtes 41% à vouloir venir une fois tous les 15 jours, 39% à vouloir venir plus ou moins une fois par semaine, 18% une fois par mois et 2% moins d’une fois par mois. Même si ces chiffres ne sont que des hypothèses on peut voir qu’il a une certaine envie de passer au vrac pour ceux qui ne le font pas ou de venir à l’épicerie pour ceux qui ont plus l’habitude.

Pour finir le questionnaire a été rempli par énormément de femmes (89%) ! Ce qui n’est pas étonnant car les femmes sont très présentes dans les associations environnementales ou autres d’ailleurs, elles communiquent beaucoup sur leurs engagements, découvertes, astuces etc, elles partagent, commentent, s’engagent bénévolement. Elles agissent et le font savoir, souvent dans les couples ou les familles, elles sont l’élément déclencheur d’un nouveau départ ou d’un changement radical. Ce n’est pas pour autant que les hommes ne s’engagent pas, ils sont beaucoup plus discrets. Si ce sujet vous intéresse je vous conseille de lire un article de Natasha, qui tient le blog Echos Verts

On termine en vous remerciant encore pour votre investissement dans le projet, vos encouragements, vos réponses au questionnaire, vos bonnes idées, vos partages. Se lancer dans un tel projet est éprouvant, c’est un long chemin parsemé de doutes, interrogations, fatigue mais se savoir encouragé et soutenu est extrêmement motivant. Vous êtes notre essence, merci à tous !

Actualités

Quoi de neuf chez le Gramme ? 10/18

– Octobre 2018 –

L’été n’a pas été de tout repos pour le Gramme, il y a beaucoup de changements et de belles avancées notamment :

– Le dépôt de la marque à l’INPI

– Le lancement du compte Instagram et du site internet

– La diffusion de la première newsletter

– La mise en ligne de l’étude de marché

– La découverte de nouveaux producteurs locaux

Dans toutes ces avancées il y a un énorme changement pour le Gramme, une nouvelle personne, une nouvelle épicière, des bras et de la motivation en plus j’ai nommé Cécile ! Je suis absolument ravie de la voir rejoindre l’aventure car c’est une amie autant passionnée et engagée que moi dans le zéro déchet et l’écologie. En très peu de temps elle a su trouver sa place, apporter des pierres à l’édifice et proposer toujours plus de bonnes idées. Je sens que l’aventure sera encore plus folle à ses côtés !

Les objectifs pour les mois à venir sont nombreux, il y a encore beaucoup de travail, de questionnements et d’obstacles mais à deux nous sommes plus fortes pour rendre ce projet réalité et accomplir notre rêve.

On vous tient vite au courant de la suite !

Elise