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La gestion des déchets au camion

Être une épicerie zéro déchet ne veut pas dire que nous n’avons pas de déchet. Pour être totalement transparentes avec vous, nous allons vous expliquer les déchets que génère notre activité et comment nous les traitons.

Tout d’abord commençons par expliquer comment arrive les marchandises. Selon nos fournisseurs il y a plusieurs type d’arrivage : soit par colis, soit par livraisons. Les livraisons sont assurées soit par nos fournisseurs eux-même, soit par des transporteurs extérieurs via des palettes.

La réception qui génère le plus de déchets est la palette car pour que les marchandises restent en place, le tout est emballé dans un énorme film plastique étirable… Ce n’est pas terrible mais malheureusement il n’existe pas d’autre alternative pour l’instant.

Les marchandises sont conditionnés en gros sacs allant de 1,5 kg à 25 kg selon les aliments. Nous choisissons en priorité les gros conditionnements lorsque nous le pouvons pour avoir le moins de déchet possible. Une partie des marchandises (même les sacs de 25kg) est emballée dans des sacs kraft très solides. Une autre partie est conditionnée dans des sachets plastiques.

Cette différence dépend de l’aliment en lui-même. Par exemple pour tout ce qui est fragile, comme les bonbons ou les canneberges, l’emballage est en plastique pour éviter l’altération du produit. De plus, beaucoup de nos marchandises ne sont pas sur-emballées. Nous recevons nos pâtes directement dans des sacs de 5 kg, sans qu’il y ait de carton autour.

Tout ce qui est en carton, sac kraft et papier part au lombricomposteur. Nous en avons deux pour absorber le flux de déchets. Pour le moment nos petits vers sont très contents de manger des peaux de melons et des immenses cartons ! En échange ils nous fournissent du très bon compost. D’ailleurs si vous le souhaitez nous pouvons vous donner du compost pour vos plantes !
Pour les sachets plastiques, nous essayons de leur donner « une deuxième » vie en les utilisant comme sac poubelle (pour l’épicerie ou pour chez nous).

Concernant les produits en eux-même. Nous allons avoir très peu de perte. Les dates de péremption sont très longues (de plusieurs moi à plusieurs années en général) et nous travaillons en flux tendu. C’est-à-dire que nous avons très peu de stock d’avance, sauf pour certains produits qui ont beaucoup de succès. La grande majorité de nos produits ont des DDM (dates de durabilité minimales ; qui remplace la DLUO : date limite d’utilisation optimale). Nous n’avons plus le droit de vendre ces produits lorsque la date est passé mais il ne sont pas impropres à la consommation. Donc nous pouvons les manger nous-mêmes ou les proposer à la dégustation. Dans tous les cas, cela ne finira pas à la poubelle.

Nous avons demandé, lors de l’installation de notre caisse, à ce que les tickets ne s’impriment pas automatiquement, mais seulement à la demande. Ce qui nous évite de jeter des tonnes de tickets que bien souvent personne ne veut.

Nous n’utilisons pas de produits à usage unique pour le ménage du camion et de la réserve. Nous avons des chiffons lavables que nous utilisons pour désinfecter les pelles et pinces à la fin de chaque journée ou plus généralement pour faire le ménage des surfaces.

Pour l’instant nous avons juste des gants à usage unique qui proviennent de fond de placard, et nous réfléchissons à une solution efficace pour avoir des gants lavables.

Nous gardons l’œil sur le contenu de notre poubelle et essayons d’identifier les sources éventuelles de déchets pour trouver des alternatives efficaces.

De plus, lors des travaux et l’aménagement du camion, nous avons essayer de privilégier les matériaux d’occasion et de récupération quand cela était possible. Nous avons récupéré du bois qui nous a servi à faire le meuble de la caisse. Et des palox de pommes qui nous servent d’étagères dans le camion et dans notre réserve. Les bonbonnières dans lesquelles nous présentons les biscuits, friandises et bonbons sont aussi de la récupération. Nos silos et nos bacs ont été achetés d’occasion à des magasins vrac de la région.

La récup est ancrée dans notre mode de vie depuis longtemps et nous mettons tout en œuvre pour limiter les déchets que nous produisons. Nous essayons tant bien que mal de donner une deuxième vie aux déchets que nous ne pouvons pas éviter, notamment les emballages plastiques.