Actualités, Mode de vie, Vrac

La gestion des déchets au camion

Être une épicerie zéro déchet ne veut pas dire que nous n’avons pas de déchet. Pour être totalement transparentes avec vous, nous allons vous expliquer les déchets que génère notre activité et comment nous les traitons.

Tout d’abord commençons par expliquer comment arrive les marchandises. Selon nos fournisseurs il y a plusieurs type d’arrivage : soit par colis, soit par livraisons. Les livraisons sont assurées soit par nos fournisseurs eux-même, soit par des transporteurs extérieurs via des palettes.

La réception qui génère le plus de déchets est la palette car pour que les marchandises restent en place, le tout est emballé dans un énorme film plastique étirable… Ce n’est pas terrible mais malheureusement il n’existe pas d’autre alternative pour l’instant.

Les marchandises sont conditionnés en gros sacs allant de 1,5 kg à 25 kg selon les aliments. Nous choisissons en priorité les gros conditionnements lorsque nous le pouvons pour avoir le moins de déchet possible. Une partie des marchandises (même les sacs de 25kg) est emballée dans des sacs kraft très solides. Une autre partie est conditionnée dans des sachets plastiques.

Cette différence dépend de l’aliment en lui-même. Par exemple pour tout ce qui est fragile, comme les bonbons ou les canneberges, l’emballage est en plastique pour éviter l’altération du produit. De plus, beaucoup de nos marchandises ne sont pas sur-emballées. Nous recevons nos pâtes directement dans des sacs de 5 kg, sans qu’il y ait de carton autour.

Tout ce qui est en carton, sac kraft et papier part au lombricomposteur. Nous en avons deux pour absorber le flux de déchets. Pour le moment nos petits vers sont très contents de manger des peaux de melons et des immenses cartons ! En échange ils nous fournissent du très bon compost. D’ailleurs si vous le souhaitez nous pouvons vous donner du compost pour vos plantes !
Pour les sachets plastiques, nous essayons de leur donner « une deuxième » vie en les utilisant comme sac poubelle (pour l’épicerie ou pour chez nous).

Concernant les produits en eux-même. Nous allons avoir très peu de perte. Les dates de péremption sont très longues (de plusieurs moi à plusieurs années en général) et nous travaillons en flux tendu. C’est-à-dire que nous avons très peu de stock d’avance, sauf pour certains produits qui ont beaucoup de succès. La grande majorité de nos produits ont des DDM (dates de durabilité minimales ; qui remplace la DLUO : date limite d’utilisation optimale). Nous n’avons plus le droit de vendre ces produits lorsque la date est passé mais il ne sont pas impropres à la consommation. Donc nous pouvons les manger nous-mêmes ou les proposer à la dégustation. Dans tous les cas, cela ne finira pas à la poubelle.

Nous avons demandé, lors de l’installation de notre caisse, à ce que les tickets ne s’impriment pas automatiquement, mais seulement à la demande. Ce qui nous évite de jeter des tonnes de tickets que bien souvent personne ne veut.

Nous n’utilisons pas de produits à usage unique pour le ménage du camion et de la réserve. Nous avons des chiffons lavables que nous utilisons pour désinfecter les pelles et pinces à la fin de chaque journée ou plus généralement pour faire le ménage des surfaces.

Pour l’instant nous avons juste des gants à usage unique qui proviennent de fond de placard, et nous réfléchissons à une solution efficace pour avoir des gants lavables.

Nous gardons l’œil sur le contenu de notre poubelle et essayons d’identifier les sources éventuelles de déchets pour trouver des alternatives efficaces.

De plus, lors des travaux et l’aménagement du camion, nous avons essayer de privilégier les matériaux d’occasion et de récupération quand cela était possible. Nous avons récupéré du bois qui nous a servi à faire le meuble de la caisse. Et des palox de pommes qui nous servent d’étagères dans le camion et dans notre réserve. Les bonbonnières dans lesquelles nous présentons les biscuits, friandises et bonbons sont aussi de la récupération. Nos silos et nos bacs ont été achetés d’occasion à des magasins vrac de la région.

La récup est ancrée dans notre mode de vie depuis longtemps et nous mettons tout en œuvre pour limiter les déchets que nous produisons. Nous essayons tant bien que mal de donner une deuxième vie aux déchets que nous ne pouvons pas éviter, notamment les emballages plastiques.

Fournisseur, Produit

Notre gamme de café

Notre gamme de café se compose pour l’instant de 4 terroirs. Nous avons deux fournisseurs différents : Terra Kawha et Makéda. Nous recevons le café en grains par 5 kilos minimum et nous pouvons le moudre sur demande grâce au moulin à café que nous a gratuitement fournit Terra Kawha. En effet, le café moulu perd plus vite son arôme, c’est pourquoi nous préférons le moudre sur demande (même si cela prends un peu de temps).

Terra Kawha est une entreprise basée à Goncelin dans l’Isère. Les cafés de Terra Kawha viennent uniquement d’Ethiopie. Ce café est dit sauvage, car les caféiers poussent à l’ombre des autres arbres de la forêt. Ils n’ont subi aucun traitement phytosanitaire. Cependant Terra Kawha a choisi de ne pas passer la labellisation bio afin de ne pas faire augmenter le tarif de ses cafés. Les grains de café sont ramassés à la main.

Nous avons deux terroirs venant d’Ethiopie, il s’agit du Sidamo et du Lekempti issu du commerce équitable. Tous deux sont des Arabica. Leurs noms sont des appellations protégés, désignant des régions d’Ethiopie d’où vient les grains de café.

Le Sidamo est cultivé à 1500 m d’altitude, dans le sud de l’Ethiopie. « D’une belle robe noisette, ce grand cru propose un nez intense d’une belle et délicate complexité : l’attaque est franche, portée sur le fruit puis la dégustation égrène des notes de brioche toastée, chocolatée et pistachée. Pas d’amertume. Très belle persistance en bouche. » – Annie-Françoise CROUZET, Maître-Sommelier.

Le Lekempti est cultivé à 1200 m d’altitude dans l’ouest de l’Ethiopie. « Un nez gourmand, une rondeur qui rappelle la cerise, le côté griotte ou le noyau d’amande. La bouche, franche et aromatique, est charnue mais sans aucune lourdeur. Elle allie la puissance avec une délicate finesse. » – Annie-Françoise CROUZET, Maître-Sommelier.

Terra Kawha est aussi engagé au niveau environnemental. Nous recevons leurs produits dans des fûts consignés en cartons qui nous permettent de stocker les grains de café dans des conditions idéales tout en limitant la production de déchets.

Ils sont membre de Réseau Vrac, une association de professionnels œuvrant pour la démocratisation du vrac.

Terra Kawha s’engage aussi socialement en Ethiopie en offrant de l’aide à des orphelins et des mamans célibataires éthiopiennes. Ce qui permet aux enfants d’être scolarisés et aux mamans de suivre une formation professionnelle afin qu’elle puissent trouver un travail par la suite. Une partie des bénéfices de la vente du café est reversée à La Maison d’Accueil ACEDE, Accueil d’Enfants d’Ethiopie, située à Addis Abeba. Si cela vous intéresse vous pouvez offrir un parrainage à un enfant de ce centre ici.

Si vous souhaitez découvrir plus en détails sur Terra Kawha c’est par ici : https://www.terra-kahwa.com/

Les cafés Makéda sont sélectionné par Scop Epice notre grossiste qui est basé à Marseille. Ils sont donc torréfiés à Marseille de manière artisanale, lentement et à basse température selon les spécificités de chaque variété. Le conditionnement en sachet kraft est réalisé par une Esat.
Les terroirs que nous avons choisi chez Makéda viennent de l’Amérique centrale. Un du Guatemala : le Chiquimula, l’autre de l’Honduras : le Marcala.

Le Chuiquimula du Guatemala est un arabica équilibré avec des notes fruitée et de cacao.

Le Marcala de l’Honduras est un arabica suave et aromatique avec des notes d’orange et de pêche.

Si vous souhaitez découvrir plus en détail Makéda c’est par ici : http://www.makeda.bio/

Recettes

Smoothie anti-gaspi

L’été est synonyme de chaleur, alors pour se rafraîchir un peu, vous pouvez faire des smoothies !
On peut combiner ça avec du zéro déchet en prenant des fruits abîmés ou qui sont en train de tourner à cause de la chaleur : pêche, abricot, pastèque, melon, … avec un fond de jus d’orange par exemple ou alors de la limonade. Faites votre choix et les proportions que vous voulez. Vous pouvez aussi rajouter une boule de sorbet et un peu de sirop pour un smoothie gourmand !

Il suffit de tout passer dans un mixer et le tour est joué ! C’est tellement facile qu’on se demande pourquoi on en fait pas plus souvent !

Et si vous cherchez une alternative aux pailles jetables nous avons de magnifiques pailles en inox spécial smoothie en vente, pour avoir encore plus la classe.

Si vous avez encore des fruits abîmés chez vous, on vous donne quelques idées ici !

Mode de vie

12 gestes simple pour commencer le zéro déchet !

  1. Avoir une gourde :
    Cela permet de ne plus utiliser de petites bouteilles d’eau au travail ou en sortie. Même à la maison c’est bien pratique ! Vous avez le choix entre des milliers de modèles, on vous conseille de privilégier l’inox, pour plus de durabilité et de qualité. Isotherme ou non, à vous de faire votre choix.
  2. Utiliser des mouchoirs en tissu :
    Comme nos grand-parents, utiliser des mouchoirs en tissus permet de limiter l’utilisation de mouchoirs à usage unique et en bonus, plus de mouchoirs émiettés partout dans la machine à laver en cas d’oubli ! On peut aussi remplacer le sopalin par des serviettes de table en tissu ! Demandez à vos grands-parents s’ils ne peuvent pas vous en donner !
  3. Se laver avec un savon au lieu d’un gel douche : 
    Encore un geste qui limite l’utilisation de plastique, un savon (sans emballage) dure plus longtemps qu’une bouteille de gel douche. En plus vous pouvez soutenir l’économie locale en achetant vos savons auprès des nombreuses savonneries de la région ou à leurs revendeurs.
    Il existe aussi des shampoings solides (sous forme de savon) sans emballage. Et si vous avez du mal à vous adapter, des gels douche et shampoings liquides en vrac existent. Demandez-nous !
  4. Utiliser un oriculi ou cure-oreille :
    Un cure-oreille permet de bannir les cotons-tiges de la salle de bain ! Il faut être vigilant à l’utilisation cependant car on peut se faire mal. Mais pour quelques sous, vous pouvez faire des économies à vie, sans jamais avoir à racheter des paquets de cotons-tiges.
    Si jamais vous ne pouvez pas vous passer de votre coton-tige, il en existe des réutilisables en silicone !
  5. Utiliser des disques démaquillants lavables :
    Adieu les disques en coton à usage unique, avec des lingettes démaquillantes lavables, vous faites un investissement à long terme, vous pouvez aussi les fabriquer avec de vieux vêtements ou serviettes de bain.
  6. Acheter en vrac :
    C’est la raison même de notre existence ! Faire ses courses en vrac limite tous les emballages alimentaires jetables, ce qui permet de faire du bien à la planète mais aussi au porte monnaie. En effet, quand vous achetez en vrac vous ne payez plus l’emballage, seulement ce qu’il contient ! Encore mieux, le vrac permet d’acheter la juste quantité, pas besoin de prendre 1 kg si on a besoin de 100 g !
  7. Utiliser des bee’s wrap pour emballer vos sandwichs :
    A la place du cellophane ou de l’aluminium, les bee’s wrap (tissus recouverts de cire d’abeille) permettent de conserver les aliments sans problème et sans déchet !
    Lavables à l’eau froide, ils sont réutilisables à l’infini, vous pouvez même les faire vous même si vous vous sentez la fibre créatrice.
  8. Mettre un stop pub sur sa boite aux lettres : 
    Ce petit autocollant peut vous épargner des dizaines de kilos de déchets par an. Certes, vous ne serez pas au courant des dernières promotions de votre supermarché mais en avez-vous vraiment besoin ? S’éloigner de la publicité permet de se détacher de la surconsommation et d’éviter les achats compulsifs !
  9. Composter ses bio-déchets :
    Les épluchures de légumes, marc de café, sachets de thé, etc, composent 30% de notre poubelle. En compostant ceux-ci vous pouvez embellir votre jardin et rendre à la nature ce qu’elle vous a donné ! Sachez que la métropole de Montpellier met à disposition des composteurs de jardin et propose un système d’aide au financement d’un lombricomposteur si vous êtes en appartement !
  10. Réparer ses objets :
    Au lieu de racheter directement un objet abîmé ou cassé, chercher plutôt à le réparer ! Il existe plusieurs Repair Café dans la métropole, des lieux solidaires où l’on apprend à réparer ses objets. Il existe aussi de nombreux tutos en ligne pour tout type d’objet, que cela soit pour ravauder son jean ou réparer sa machine à laver !
  11. Acheter d’occasion :
    Ne pas acheter neuf permet d’éviter ce que l’on appelle les « déchets cachés ». Il s’agit des déchets générés pendant la fabrication de tout nouvel objet. De nombreuses infographies ont été faites sur le sujet, notamment par Zero Waste France. Acheter d’occasion c’est donner de la valeur à un objet qui existe déjà sans utiliser de nouvelles ressources. Cette valorisation permet de limiter les émissions carbone générées par la création de tout nouvel objet. De plus, si cet achat est fait auprès d’une association telle Emmaüs ou une Ressourcerie, vous soutenez une communauté en aidant ceux qui en ont le plus besoin.
  12. Identifier ses habitudes : Le meilleur moyen de réduire ses déchets est de les analyser selon la pièce d’où ils proviennent, généralement la cuisine, la salle de bain, le bureau… les trois pièces les plus génératrices de déchets. Nous avons déjà parlé des déchets récurrents : cotons-tiges et disques démaquillants, bouteilles d’eau, emballages alimentaires… Vous pouvez en identifier bien d’autres qui se trouvent dans vos poubelles et pourraient être éviter. Beaucoup d’alternatives sont disponibles dans tous les domaines.

Le zéro déchet est un long voyage, qui dépend de l’offre disponible autour de chez vous. Adopter de nouvelles habitudes n’est pas toujours très simple surtout quand on ne sait pas trop par quoi commencer. Beaucoup de livres, de blogs et de documentations existent sur le sujet, des associations locales peuvent aussi vous aider ! Commencez par une ou deux actions simples et qui vous font plaisir, le reste viendra ensuite tout seul.

Mode de vie

Les labels et logos qui vont bien : cosmétique

Pour ce troisième opus d’articles sur les labels et certifications bio, on vous parle de cosmétique. En faisant des recherches pour vous parler de ce projet, j’ai trouvé un article très bien écrit, par le blog Dieu Créa La Femme, qui récapitule tous les labels cosmétiques en France, et aussi à l’international.

Je vous laisse bon aller jeter un œil sur son article :

Labels et logos bio en cosmetique : Comprendre et choisir les certifications

Mode de vie

Les furoshiki

Qui n’a pas déjà passé un Noël à jeter des sacs et des sacs de papier cadeau ? Ce fléau environnemental qui gaspille des ressources pour une durée de vie extrêmement réduite. Mais comment faire pour s’en passer sans se prendre la tête ? Il existe heureusement plusieurs moyens très simples :

– Vous pouvez garder vos papiers cadeaux déjà utilisés d’une année sur l’autre. Cela demande d’être soigneux en les ouvrant et d’avoir un espace de stockage qui peut parfois être assez conséquent.

– Vous pouvez également utiliser des chutes de papiers, des journaux, des vieilles cartes routières. Cela permet de réutiliser du papier inutile, d’étendre un peu plus leur durée de vie et d’avoir des paquets cadeaux originaux.

– La méthode ultime reste cependant le furoshiki. Si vous ne connaissez pas, c’est un art japonais qui consiste à emballer des objets dans du tissu. Vous pouvez conserver des chutes de tissus de toutes les tailles, couleurs, matières. La base étant un carré pour ensuite réaliser un pliage qui permettra d’emballer ou de transporter un objet.

En emballant vos cadeaux ainsi vous faites un beau geste, déjà pour l’environnement et puis aussi pour vous. Plus besoin d’acheter chaque année des rouleaux de papier cadeau car les furoshiki s’échangent ou se rendent à leur propriétaire. Votre stock peut se renouveler régulièrement, vous utiliser des chutes de tissus au lieu de les jeter et vous faites de sacrée économies d’argent, de ressources et de sacs poubelle. Car oui les papiers cadeaux ne se recyclent pas.

Si vous voulez vous lancer il existe de nombreux livres pratiques pour apprendre, vous pouvez aussi fouiller sur internet, il existe une infinité de pliages pour emballer n’importe quel objet ou faire des sacs.

Joyeux Noël zéro déchet !

Mode de vie

Les joies du lombricompostage

Vous voulez réduire vos déchets mais vous n’avez aucune idée de comment vous y prendre ? On a une solution pour vous, un moyen très simple, ludique et gratifiant avec des résultats visibles rapidement : le lombricompostage.

Alors le lombricompostage qu’est ce que c’est ? C’est une méthode qui fonctionne un peu différemment du compostage classique. En effet la méthode classique nécessite un jardin où l’on place un grand bac que l’on remplira de toute sorte de déchets organiques et de matière carbonée (carton, papier). On doit attendre entre 6 et 12 mois pour récolter du compost et c’est la forte chaleur, les insectes et autres bestioles qui participe à la décomposition des déchets. On peut tout mettre dans un composteur de jardin, sauf les restes de plat et les déchets animaux (viande, poisson, litière).

Le lombricompostage fonctionne autrement, d’abord il est essentiel de considérer que l’on fait un élevage plutôt qu’un composteur car nous devons travailler avec des êtres vivants : des vers de terre et comme tous les être vivants ils ont des besoins particulier à respecter, on en reparle plus bas. Le lombricompostage est une méthode de compostage à froid car ce sont les vers qui transforment les déchets en compost. D’ailleurs le procéder est beaucoup plus rapide, tous les 4 mois on peut récolter environ 3 kg de compost mais aussi du jus (miam) qui servira d’engrais liquide pour les plantes d’intérieur par exemple.

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City Worms de Vers la Terre

C’est bien tout ça mais comment ça marche ? Un lombricomposteur se compose de plusieurs plateaux empilés les uns sur les autres. On dépose nos déchets organiques dans un bac et on rempli petit à petit. Une fois le bac plein, on en ajoute un autre et on le rempli. Jusqu’à arriver au troisième bac, généralement une fois arrivé au troisième bac le premier bac est devenu compost et est prêt à être récolté, cependant on peut tourner avec deux bacs si on ajoute peu de déchets. On récolte le jus en bas à l’aide du robinet. Une fois le compost prêt on fait fuir les vers qui se trouvent dedans et on le récolte puis on peut continuer à apporter des déchets en effectuant un roulement de plateaux.

Cette méthode de compostage est utile si l’on a pas de jardin ou de balcon et que l’on souhaite réduire nos déchets organiques. En compostant nos déchets organiques on peut réduire de 30% la taille de notre poubelle. Le City Worms est assez compact et peut aisément se placer dans une cuisine.

Les vers détestent les vibrations et la lumière. Ils respirent grâce à leur corps qui doit être en permanence humide sinon ils meurent. Ils supportent les températures comprises entre 10° et 25°. En dessous ils ralentissent le rythme, au dessus ils finissent par fondre. Ils ont besoin d’un environnement humide mais pas détrempé, au ph neutre et complètement noir. Ils ne dorment pas, mangent la moitié de leur poids par jours et cessent de se reproduisent s’il n’y a plus de place ou si les conditions de vie sont hostiles. Ce sont des êtres vivants passionnants contrairement à ce que l’on pourrait croire !

external-content.duckduckgo.comMais qu’est ce que je peux donner aux vers ? Les vers ne sont pas difficiles ils aiment beaucoup de choses en particulier le marc de café et le carton ondulé. Voici une petite liste des déchets que l’on peut mettre dans son lombricomposteur :

– Tous les déchets de cuisine des fruits et légumes sauf l’ail (vermifuge), l’oignon et les agrumes (trop acide). Découper en petits morceaux les déchets permettra une décomposition plus rapide car les vers ne mangent pas les déchets frais, uniquement ceux en décomposition (re-miam)

– Le thé et le marc de café, si vous consommez des thés en sachet vous pouvez mettre les sachets directement sauf si le sachet est en plastique.

– Le carton sous toutes ses formes comme les rouleaux, boite d’œuf, carton ondulé, boite diverses. Faites tout de même attention aux encres si les cartons ne sont pas destiner à stocker de l’alimentaire. Bien enlever les étiquettes et les bouts de scotch restant.

– Les coquilles d’œufs finement broyées, elles permettent de réduire l’acidité des bacs et ont le même rôle que le gravier pour les poules, elles aident les vers à mieux digérer. Il faut vraiment qu’elles soient très fines, comme du sable, pour être assimilées.

– Et pour finir les textiles uniquement en fibres naturelles comme le coton, la laine, le chanvre ou le lin. Si vous avez de vieux t-shirt en coton plein de trous vous pouvez en mettre un dans le bac de travail (bac où vous mettez vos déchets en cours) tout au dessus. Il aidera à garder l’humidité du bac, servira d’abri aux vers et leur apportera des fibres. Il faut bien vérifier sur l’étiquette que c’est du 100% fibres naturelles sinon les vers n’y toucheront pas.

Attention, veuillez bien à ajouter de la matière carbonée (carton, boites d’œuf) à chaque apport de déchets organiques, pour éviter un excès d’humidité.

Chouette je commence quand ? Pour commencer vous pouvez vous procurer un composteur et des vers de plusieurs manières ou alors en fabriquer un vous même. Il existe beaucoup de tutos sur internet. Vous pouvez aussi demander à votre mairie de faire des opérations distribution de lombricomposteurs comme c’est le cas dans certaines villes de France.

Pour les lombricomposteur et les vers c’est par là : Vers la Terre

Pour les dons de vers de particuliers c’est par là : plus2vers

Un excellent forum sur le lombricompostage : Forum

Il existe beaucoup de ressources sur internet et d’association de compostage/lombricompostage en France, n’hésitez pas à farfouiller.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous demander ici ou sur les réseaux, on adore parler des vers !

Pour vous aider au financement d’un lombricomposteur par la Métropole de Montpellier !

Actualités, Mode de vie, Vrac

Les labels et logos qui vont bien : textile

Et nous revoilà pour un nouvel articles sur les labels écologiques !

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à aller faire vos propres recherches, beaucoup de labels et certifications existent. Je me suis concentrée ici sur les principaux labels susceptibles d’être présents sur des articles en vente à l’épicerie.

Les labels un peu plus génériques et multi-support, ils concernent le textile et bien plus :

NF environnement : certifie des produits qui présentent des impacts moindre sur l’environnement et une aptitude à l’usage au moins équivalente à celle d’autres produits similaire.

Ecolabel Europeen : en général concerne les produits qui ont un moindre impact sur l’environnement sur la base de critères environnementaux et de critères de performance.

Il existe en plus un Ecolabel Européen spécifique pour le textile. Il garantit l’usage limité de substances dangereuses pour l’environnement et pour la santé, la réduction de la pollution de l’air et de l’eau au moment de la production des fibres, la résistance au rétrécissement durant le lavage et le séchage, la résistance des couleurs à la transpiration, au lavage, aux frottements et à l’exposition à la lumière.

Les labels spécifique au milieu du textile :

Oeko-tex : une certification indépendante concernant toutes les étapes de fabrication d’un produit textile. Il garantit l’absence de produit toxique pour le corps humain et pour l’environnement. Oeko-Tex Standard 100 certifie l’absence de substance toxique pour l’homme ou l’environnement dans le produit fini (vêtement garantit sans : formol, métaux lourds, colorant azoïques. Des seuils d’acceptabilité sont imposés pour le pH, le formaldéhyde, les pesticides, herbicides, le pentachlorophénol (PCP) et le tétrachlorophénol (TCP), les colorants reconnus cancérigènes ou allergènes et les accélérateurs de teintures chloro-organiques).

Oeko-Tex Standard 1000 garantit le respect des normes humaines et écologiques au moment de la fabrication du produit.

GOTS : label qui cherche à créer un standard mondial pour harmoniser les pratiques de certifications des textiles biologiques. Son objectif est de garantir l’origine biologique des fibres et d’assurer qu’à toutes les étapes les procédés de production mis en œuvre sont socialement responsables et respectueux de l’environnement (interdiction des métaux lourds, des formaldéhydes, des enzymes OGM et des amines cancérigènes). Pour avoir ce label, tous les textiles doivent être composés d’un minimum de 75% de matière bio.

Et un petit bonus :

Organic Echange : cette association américaine à pour objectif de favoriser l’utilisation de coton biologique à l’échelle mondiale (notamment avec les grandes marques). Elle à deux certifications : certified to OE 100 (95% et plus de coton biologique) et OE blended standard (de 5% à 95% de fibres biologiques dans le produit). Ces certifications ne garantissent pas les étapes de transformation du textile et notamment la teinture. Elle ne comporte pas non plus d’éléments concernant les conditions sociales de production.

Mode de vie

Le zéro déchet

Dans cet article on va parler du zéro déchet parce que ce mode de vie on le pratique depuis des années et qu’il nous fait du bien !

La poubelle d’un Français représente environ 500kg par an. 30% de celle-ci sont constitués de déchets organiques qui pourraient être compostés et les 70% restants, de déchets recyclables qui ne sont pas triés ou pas pris en charge par le centre de tri de la commune.

En effet, un des problèmes majeurs du recyclage est que les consignes de tri ne sont pas nationales, ainsi dans certaines villes les pots de yaourt sont recyclés, dans d’autres, il sont considérés comme des erreurs de tri. Autre difficulté, les codes couleurs des poubelles varient, à Paris par exemple, les poubelles vertes sont celles des déchets ménagers, ailleurs elles accueillent le verre, la poubelle jaune pour le tri ici peut être bleue dans le département voisin.

Il est impératif de normaliser enfin les consignes de tri et codes couleurs des poubelles afin de faciliter la vie des citoyens et permettre la pratique du tri dans de bonnes conditions.

Cependant, si le recyclage est une très bonne chose il ne faut pas oublier qu’il représente un coût énergétique important. Le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas.

Alors bienvenue dans le zéro déchet !

Ce mode de vie est une excellente manière de reprendre le contrôle de sa consommation. Il y a 5 grands principes que l’on appelle les 5R :

Refuser, ce dont nous n’avons pas besoin.

Réduire, ce dont nous avons besoin que nous ne pouvons refuser.

Réutiliser, ce que nous consommons et ne pouvons ni refuser, ni réduire.

Recycler, ce que nous pouvons ni refuser, ni réduire, ni réutiliser.

– Et enfin composter (rot en anglais) le reste.

Ces principes peuvent paraître compliqués mais le processus se fait de lui même une fois que l’on a pris l’habitude de refuser toutes les choses inutiles qui encombrent nos vies. Attention cela ne signifie pas retourner à l’âge de pierre et s’éclairer à la bougie, il s’agit de revenir à une consommation intelligente, active, réfléchie.

Au delà des bénéfices sur la santé, le budget, l’environnement (réduction importantes des déchets, arrêt des achats dictés par la publicité, réduction du gaspillage alimentaire, vestimentaire et matériel…), le zéro déchet permet de se concentrer sur des aspects de nos vies beaucoup plus importants que la consommation à outrance. On se remet à être plutôt qu’à avoir, à vivre plutôt qu’à posséder. Et la joie de découvrir toutes ces nouvelles choses, d’agir, de pouvoir changer le monde à notre échelle.

Ce mode de vie mène très souvent au minimalisme, qui nous aide à épurer nos têtes, nos lieux de vie, nos possessions. On se désencombre et on découvre d’autres manières de consommer, on se concentre sur l’essentiel et surtout on s’aperçoit du pouvoir que l’on a et que l’on oublie trop souvent. Au lieu de subir ce monde, cette société qui nous exaspèrent et nous dépassent pourquoi ne pas faire en sorte de changer les choses à notre niveau ?

Pour en savoir plus sur la problématique des déchets

Le site de l’ADEME

Pour se lancer dans le zéro déchet

Un excellent livre sur les déchets

Fournisseur

Sol à Sol, infusions et thé équitables

Aujourd’hui on vous présente Sol à Sol, une coopérative exportatrice de thés, maté, plantes et tisanes, installée à Marseille. Toute la gamme de Sol à Sol est issue du commerce équitable.

Les produits arrivent en France par bateau dans le port de Marseille et sont conditionnés par l’ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) St Jean dans le 10ème arrondissement de la ville.

On a rencontré Sol à Sol pendant le premier Salon du vrac à Paris, organisé par Réseau Vrac. C’était une très belle rencontre avec des personnes adorables, à l’écoute et surtout très engagées.

Il y a un réel suivi des produits puisque une à deux fois par an la coopérative se rend en Inde et au Brésil pour rencontrer les producteurs de thé et de maté.

Par dessus tout et c’est quand même le plus important, Sol à Sol crée des mélanges d’excellente qualité, on a un coup de cœur pour Amour Chocolat, un mélange d’écorces de fèves de cacao, de rooïbos et de fleur d’oranger.

Il y a énormément de choix, pour tous les goûts, du thé naturel, infusion douce en passant par des mélanges corsés et épicés.

Nous sommes ravies de devoir goûter tous ces thés et infusions pour choisir quel produit finira sur les étagères du Gramme, même si le choix va être difficile parfois. Si vous connaissez cette marque et avez envie de voir certains produits de la gamme dans nos rayons n’hésitez pas à nous en faire part.

Pour finir voici quelques liens pour en savoir plus sur Sol à Sol.

Le site web http://www.sol-a-sol.fr/

La page FB https://www.facebook.com/solasolfr/